Menu


PasserElles Buissonnières : soutenir et accompagner des femmes en difficulté


Accompagner des femmes fragilisées par la maladie ou l’exil dans leur reconstruction et l’élaboration de leur projet professionnel. C’est le défi relevé par deux femmes, une médecin et une juriste, qui ont décidé en 2013 d’unir leurs compétences et leur passion pour monter l’association PasserElles Buissonnières. Une approche innovante et globale articulée autour de trois axes :

  • Un accompagnement individuel
  • Des ateliers par petits groupes
  • Trois passerelles : culinaire avec des repas conviviaux, découverte avec la visite de Lyon et citoyenne avec des débats

Mais PasserElles Buissonnières c’est bien plus que tout cela, c’est un lieu convivial, une ambiance bienveillante où chacune selon ses besoins choisit la « formule » qui lui convient. On reste le temps nécessaire quelques mois ou plusieurs années. On y est orienté via le tissu associatif, les travailleurs sociaux ou le bouche à oreille. Chacune a sa propre histoire et sa façon de se reconstruire.

Nous avons interviewé Abidé, jeune bénéficiaire des services de cette association.

Comment êtes-vous arrivée chez PasserElles Buissonnières ?

A la fin de mon master en management en entreprise, je suis tombée malade et je n’ai pas pu trouver d’emploi immédiatement. Les traitements et ma situation financière m’ont peu à peu isolée de la société. C’est grâce à Réseau Education Sans Frontière, il y a trois ans, que j’ai pu rencontrer Marion et Valérie (fondatrices de PasserElles Buissonnières) et que j’ai pu commencer à reprendre confiance en moi et rencontrer des femmes dans des situations similaires à la mienne.

Que vous apporte concrètement l’association ?

Ici, je suis rentrée dans un monde bienveillant avec des femmes disponibles qui m’apportent un soutien pour mes problèmes administratifs, qui me conseillent quant à mes traitements médicaux, … J’ai eu également la chance de me faire de nouvelles amies et ainsi de retrouver une certaine joie de vivre que j’avais perdue. Nous avons des sorties culturelles, des repas organisés, des cours de danse, d’anglais ou d’informatique. Je viens ici toutes les semaines et à chaque fois je repars avec une solution ou un sourire, peu à peu, je reprends une vie normale.

Quels sont vos projets professionnels ?

Pour le moment j’ai un emploi « alimentaire » en donnant des cours de soutien scolaire et je suis bénévole au Secours Populaire. Je sais qu’il va être difficile pour moi de trouver un emploi car depuis la fin de mes études je n’ai pas pu travailler en lien avec mon diplôme. Avec Pôle Emploi et l’association je définis mon orientation professionnelle ; je suis pour le moment à la recherche d’un stage en comptabilité.

Recommanderiez-vous l’association PasserElles Buissonnières ?

Evidemment ! J’en ai déjà parlé à une femme avec qui je travaille au Secours Populaire, je ne sais pas si elle va donner suite. Ici, j’ai retrouvé un second souffle et si cela peut être utile à quelqu’un d’autre, je n’hésiterai pas à lui en parler.

Ce sont près de 80 femmes qui sont accompagnées chaque année, les deux fondatrices sont entourées d’une trentaine de bénévoles qui animent les ateliers et les passerelles en fonction de leur qualification.

Soutien de la Fondation Saint-Irénée : 12 000 euros

passerelles buissonnieres